coup de coeur ....civilisation ancienne; Les Incas
Publié le 18/03/2007 à 12:00 par unpeudebonheur

"Au 16ème siècle, suite aux découvertes de Christophe Colomb, des aventuriers se lancent à la conquête de nouvelles terres prises au départ pour les Indes. Cortès découvre l'empire aztèque alors que Pizarro découvre au sud, un autre empire en plein essor, l'empire des incas. Aujourd'hui encore, les confusions entre Aztèques et Incas sont fréquentes alors qu'il n'existait aucune connexion entre les deux. Même si les Incas et les Aztèques étaient arrivés à un niveau semblable de civilisation, elles étaient de nature très différente. L'empire Inca, lors de l'invasion espagnole, allait de l'océan pacifique et s'étendait sur les actuels Pérou, Equateur, Bolivie et une partie du Chili. Le territoire de l'empire est caractérisé par des reliefs extrêmes. Malgré les difficultés que la topographie engendre pour l'agriculture, les incas, héritiers de nombreuses cultures régionales pré-incas, ont su préserver et améliorer des techniques pour en tirer le meilleur parti. Ils feront preuve de la même intelligence pour couvrir l'empire de routes, de réserves, d'aqueducs, de lieux fortifiés ou de constructions dans des lieux les plus invraisemblables ( Machu Pichu ). Les Incas, adorateurs du Soleil, développent des rites complexes autour des astres qui leurs apparaissaient avec une intensité rare lors des nuits andines. Cuzco, capitale de l'empire, se trouve dans les Andes et signifie dans la langue des incas : "nombril". C'est le centre administratif de l'empire. L'empire des incas avait à peine 1 siècle quand les espagnols le découvre. Ils ont fait preuve d'une organisation exceptionnelle qui leurs ont permis une extension rapide du territoire. Les incas ont ceci de particulier, c'est qu'ils ne détruisent pas les cultures vaincues mais en tire profit pour intégrer et assimiler leurs découvertes. Ce ne sera pas le cas des Espagnols, qui détruiront le mieux possible, sans le moindre doute, sous le prétexte de la barbarie des Incas, tout ce qu'ils pourront. Mais qui étaient les barbares ?"
Publié le 18/03/2007 à 12:00 par unpeudebonheur
Tiahuanaco et les Mystères des Cités Incas
Les différentes parties de ce vaste empire étaient reliées entre elles par un réseau de routes. Les forces espagnoles surent d’ailleurs tirer profit de ces routes pour avancer jusqu’au cœur de l’empire Inca.
Extermination et destructions ont malheureusement fait perdre à jamais à l’humanité une grande partie des richesses de cette civilisation. Les sites archéologiques qui sont parvenus jusqu’à nous restent pour la plupart des énigmes.
Machu Picchu ou Tiahuanaco nous transmettent un savoir et nous délivre des messages importants pour l’avenir de l’humanité.
Machu Picchu : la cité perdue des Incas
Machu Picchu n’a jamais été découvert par les conquistadors et les missionnaires espagnols. Elle a ainsi pu échapper aux pillages et aux déprédations.
Ce n’est qu’en 1911 que Hiram Bingham, jeune explorateur américain, découvrit cette cité.
De tous les grands sites archéologiques qui témoignent de la puissance de l’empire Inca, le plus surprenant est Machu Picchu.
Cette cité se dresse à un endroit presque inaccessible. Elle demeure une énigme et on ne sait toujours pas à quand remonte sa construction.
Publié le 18/03/2007 à 12:00 par unpeudebonheur
Rituel Incas : Les sacrifices d’enfants
Cinq siècles après le sacrifice de trois enfants par des prêtres incas sur un sommet argentin, des archéologues les ont retrouvés intacts en 1999.
Immortalisées dans la glace, ces trois petites momies figent un moment de l’histoire des Incas et de leurs rituels.
Cette découverte archéologique a été faite à 6 739 mètres d’altitude, au sommet du Cerro Llullaillaco, dans les Andes, par Johan Reinhard.
C’est le site archéologique le plus haut du monde.
Le sacrifice Incas
Chez les Incas, les sacrifices d’enfants ne servaient pas seulement d’offrande aux dieux. Les petits suppliciés étaient considérés comme des ambassadeurs de l’au-delà.
Parfois, les familles faisaient don de la vie de l’un de leurs enfants mais parfois, le sacrifice leur était imposé.
En un siècle d’histoire, l’Empire incas s’est étendu sur environ 4 000 kilomètres. Au moment de la conquête espagnole, en 1532, les Incas, basés à Cuzco, au Pérou, représentaient plus de 12 millions de sujets.
Les sacrifices d’enfants faisaient partie du besoin d’unification. Les prêtres obtenaient des enfants de tout l’empire et récompensaient les familles par des fonctions gratifiantes ou des biens matériels.
Les sacrifices étaient des évènements unificateurs. Les jeunes victimes étaient souvent emmenées à Cuzco pour des célébrations avant que des processions ne les conduisent jusqu’aux sites de leur immolation.
Il ne faut pas croire que les Incas pratiquaient les sacrifices humains à tour de bras. Ils étaient plutôt rares.
Les enfants étaient considérés comme plus purs que les adultes. Ceux qui étaient sacrifiés étaient honorés.
Ils devenaient les représentants du peuple, vivant pour l’éternité parmi les dieux. Ils étaient déifiés comme les dieux honorés.
Des témoignages rédigés après la conquête espagnole nous ont un peu éclairé sur ces rituels. Il y avait des pèlerinages de plusieurs mois .Il a été rapporté que parfois les enfants sacrifiés étaient brûlés vifs, étranglés, assommés ou enterrés vivants, ce qui est arrivé à la momie surnommée la Vierge des glaces, découverte en 1995.
Publié le 18/03/2007 à 12:00 par unpeudebonheur
Culte du soleil
Dans les Andes, de nombreuses communautés se réclamaient originaires ou descendantes de tel lieu sacré, de telle étoile ou de tel animal. C'est dans ce contexte qu'à partir du XVe siècle, les Incas se veulent être les fils du soleil (appelé Inti en quechua). Pour leurs contemporains, les victoires militaires et la politique éclairée des souverains incas semblent confirmer cette origine merveilleuse. Les Incas imposent donc le culte du soleil comme culte officiel dans l'empire : l'idole solaire côtoiera la myriade de divinités adorées dans l'empire. Il ne s'agit pas pour autant d'un culte monothéiste mais plutôt d'un animisme d'État.
Pour instituer le culte, les Incas bâtissent des temples dédiés principalement au soleil. Le plus célèbre de tous est le Coricancha (enclos d'or en quechua), temple du Soleil de Cuzco. Ce temple, principal dans l'empire, servait aussi de lieu de culte à d'autres entités divines comme Mama Quilla, la Lune, et Illapa, divinité de la foudre, de l'éclair et du tonnerre.
Le temple du Soleil à Cuzco, véritable saint des saints de l'empire, n'a pas subsisté aux ravages de la conquête. Il n'en reste aujourd'hui que quelques descriptions ainsi que quelques murs témoins de la splendeur de l'ouvrage. Il fut construit avec des pierres de taille s'ajustant parfaitement les unes dans les autres, sans ciment. Sa circonférence faisait plus de 365 mètres. À l'intérieur du temple trônait, entre autres trésors, un disque d'or représentant le Soleil ainsi qu'une représentation du Panthéon Inca. Il s'y trouvait également un jardin sacré où tous les éléments de la nature étaient représentés sous la forme de statuettes entièrement en or, métal symbolique du soleil.
En signe d'allégeance ou de véritable vénération, les peuples soumis par les Incas bâtirent dans leurs provinces de nombreux lieux de culte du soleil. Certains sont encore visibles de nos jours, ils témoignent de l'extension géographique du culte. Au Pérou, on trouvera le temple de Vilcashuaman. Près du plus haut sommet du Pérou, le Huascarán, se trouvait un temple où avaient lieu des sacrifices. En Bolivie, un temple du Soleil avait aussi été érigé sur la isla del Sol du lac Titicaca. Une fois par an, un lama est immolé. La tête et les pattes de l'animal sont enterrées sur une colline de l'île du soleil en plein lac Titicaca. À Caranqui, Équateur, se trouve un temple qui autrefois contenait des jarres pleines d'or et d'argent.
La principale fête de l'empire était l'Inti Raymi. Elle se déroulait le 21 juin, solstice d'hiver et jour le plus court dans l'hémisphère sud. En remerciement de toutes les bonnes choses de l'année précédente, elle servait également à demander la protection du soleil pour les semences qui allaient commencer bientôt.
Pour l'office du culte, les chroniqueurs nous rapportent qu'un tiers des terres cultivées dans les communautés étaient attribuées au Soleil. La mise en culture de ces terres constituait à la fois une forme de culte et une forme d'imposition économique.
Publié le 18/03/2007 à 12:00 par unpeudebonheur
Pas d'ecriture mais des quipus
Alors que l'empire inca était très structuré et bureaucratisé, l'écriture n'y existait pas. Pour le gérer, un système de quipus a été mis en place. Les quipus sont des messages codés sous la forme de nœuds de différentes sortes sur des fils de laine, coton ou autre matériau et de différentes couleurs. Ces quipus servaient aux statistiques de l'État : recensement très précis (nombre d'habitants par âge et par sexe), nombre d'animaux, état des stocks, tributs payés et dus des différents peuples, enregistrement de l'ensemble des entrées et sorties de marchandises des entrepôts de l'État, etc. Seuls les administrateurs connaissaient la clé des quipus : c'étaient les Quipucamayocs.
Il semblerait que les quipus aient aussi servi à notifier les grandes dates de l'Histoire et à consigner certains récits ou secrets religieux mais ceux-ci restent indéchiffrables de nos jours contrairement à certains quipus de statistiques.
Publié le 18/03/2007 à 12:00 par unpeudebonheur
Fin d'une civilisation
L'arrivée des Espagnols en 1527 affaiblit l'empire en apportant des maladies.
Les Espagnols se lancent alors à la conquête de tout le territoire, soutenus par les peuples rebelles. Arrivés à Cuzco, ils pillent la ville
À partir de 1548, on peut dire que l'hégémonie espagnole est totale. La résistance des incas continuera durant plusieurs décennies. La résistance aura un sursaut aux XVIIe et XVIIIe siècles, le plus important épisode sera celui de Túpac Amaru en 1780, toujours avec l’objectif avorté de restaurer l’antique empire du Tawantinsuyo.
La conquête espagnole s'accompagne de pillages, d'apport de maladies qui déciment les populations, de la famine (ce que les Incas, un peuple prospère, n'avaient jamais connu du fait de l'utilisation de silos pour faire face aux mauvaises années), de l'asservissement des indiens et de l'évangélisation de la population. Celle-ci va se faire essentiellement en langue quechua (prononcer quetchua) et des peuples jusqu'alors insoumis aux Incas devront eux aussi apprendre cette langue qui est aujourd'hui encore parlée par sept millions de personnes en Amérique du Sud.
La démographie indigène durant la colonisation est la suivante :
1525 : 12 000 000 habitants
1553 (après la première phase de la conquête) : 8 200 000 habitants
1575 (gouvernement du vice-roi Francisco de Toledo) : 8 000 000 habitants
1586 : 1 800 000 habitants
1754 : 615 000 habitants
La terrible chute de population, enregistrée à partir de 1575, correspond à la « pacification » définitive du Pérou et à la généralisation du travail forcé dans les encomiendas et les mines, où près de cinq millions d'indiens furent engloutis en moins d'un quart de siècle. Notons l’arrivée des esclaves africains, utilisés dans les mines de Potosí, car l'hécatombe dans la population indigène affecte les autres secteurs d'activités tels que l'agriculture et l'élevage.